Si tous les radio-écouteurs voulaient bien se donner la main...

La Presse


 Kikilohertz.


 

 
Appel aux auditeurs de France Inter grandes ondes Le Berry Républicain
   Dans un peu plus de trois mois, le 31 décembre 2016, l'émetteur de France Inter grandes ondes (162 kHz), situé à Allouis, aura été désactivé.
   Depuis 1947, les auditeurs pouvaient ainsi écouter France Inter partout en France (et même dans les régions limitrophes) sur la même fréquence. En outre, les passionnés de football bénéficiaient, jusqu'en janvier 2009, du Multiplex, une émission leur permettant de suivre la retransmission en direct des matches de ligue 1.
   Faites-vous partie de ces auditeurs de France Inter grande ondes ?
   Allez-vous regretter la disparition de la fréquence en grandes ondes ?
   Avez-vous des souvenirs marquants de cette période ?
   N'hésitez pas à nous faire part de vos témoignages, en message privé, ou par mail (redaction.berry@centrefrance.com)
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L'Express-L'Expansion :
   La fermeture fin 2016 des grandes ondes après celle des ondes moyennes va également permettre à Radio France d'économiser 13 millions d'euros.

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Fin des ondes longues, fin d’un monde - Aude Dassonville Télérama 02/12/2015.
   La disparition de la modulation d'amplitude, programmée pour 2016 et 2017, devrait permettre à Radio France de réaliser 13 millions d'euros d'économies. Elle signe la fin d'une époque.
   Branle-bas de combat chez les postes à galène, révolution au pays des appareils radio à molettes, cataclysme dans le monde de la TSF ! Bientôt, Radio France n'émettra plus en modulation d'amplitude (AM). Finie, la réception de France Inter en ondes longues (LO), sur la fréquence 162 kHz. Terminée, la captation de France Bleu et France Info en ondes moyennes (OM, entre 525 kHz et 1605 kHz). En acceptant le Contrat d'objectifs et de moyens présenté par Mathieu Gallet, le ministère de la Culture et de la Communication a signé l'arrêt de mort de ce mode de propagation de la radio utilisé depuis le début du XXe siècle. La diffusion en MO cessera en 2016, celle en LO en 2017. Soit une économie de 13 millions d'euros annuels pour Radio France.

Pourquoi est-ce un événement ?
   Parce que la modulation d'amplitude, c'est notre héritage. Expérimentée il y a plus de cent ans, cette technique a lancé la radio dans les années 20. « Ces fréquences étant très basses, elles ont une capacité de propagation remarquable », explique Jérôme Hirigoyen, le responsable du développement radio à TDF (Télédiffusion de France, à qui Radio France délègue l'émission de ses programmes). Pour preuve : il suffit d'un émetteur, implanté dans le Cher, pour inonder la quasi-totalité du territoire de grandes ondes. Il est réservé à France Inter, désigné « opérateur d'importance vitale » par le législateur (1) ; la nuit, quand plus rien n'arrête les ondes, on peut capter la station nationale dans plusieurs pays européens ! Mathieu Vidard, Charline Vanhoenacker : l'Europe vous écoute.
   La portée des ondes moyennes, elle, est moindre. Elle n'excède pas la centaine de kilomètres. Grâce à elles, on capte France Bleu et France Info dans certaines zones du territoire, de plus en plus rares – ainsi qu'à certaines heures, des programmes religieux ou en langues régionales. A l'instar de France Inter, qui a cessé d'utiliser cette bande passante au début des années 90, Bleu et Info la désertent progressivement. « La technologie est ancienne, analogique… C'est un peu la radio de grand-papa », admet Jérôme Hirigoyen. D'une puissance limitée, elle ne peut pas servir à la téléphonie, ni même à la télévision. En revanche, elle est parfaite pour commander l'éclairage public ou remettre les pendules de la SNCF à l'heure ! Pour diffuser la météo marine aussi. Problème : la technologie désormais embarquée dans les bateaux est autrement plus fiable et précise qu'un flash hebdomadaire diffusé à un horaire relativement variable…

Quid de la FM ?
   La modulation de fréquence (FM) est la technologie aujourd'hui la plus répandue. Lorsque François Mitterrand a libéralisé la bande, en 1981, les radios pirates y pullulaient, profitant sans vergogne de son son stéréo et de ses fréquences plutôt centrées sur les villes (elles balaient la bande de 87,5 à 108mHz). France Inter dispose de 625 fréquences, qui lui permettent de couvrir 96% du territoire. France Culture en a 508 (95%), France Musique 503 (95%), France Info 270 (88%). France Bleu et ses 44 locales se contentent de 441 fréquences, Mouv' en possède 31 et Fip, 10. Mais ces moyens de transport du son sont saturés et le CSA a de plus en plus de mal à dégoter de nouvelles fréquences pour le marché. « Et quand on en trouve une, elle offre une réception brouillée », regrette un membre de l'institution. La Radio Numérique Terrestre, qui permet à plusieurs signaux de cohabiter sur une même fréquence, pourrait régler le problème. Las ! La profession rejette cette technologie et lui barre la route tant qu'elle peut. Vous imaginez ? Donner la possibilité à de nouveaux opérateurs d'accéder à une diffusion large et de qualité, c'est trop de risques de voir l'audience s'éparpiller...

Pourquoi Radio France recourait-elle encore à cette technologie d’avant-guerre ?
   Parce qu'elle y était obligée, c'était son « privilège » de service public. Les Français étant égaux devant l'impôt (et donc la contribution à l'audiovisuel public), elle doit leur permettre, où qu'ils soient, d'entendre Vincent Josse au petit déjeuner et Nicolas Demorand à l'heure des devoirs. Ces dernières décennies, les grandes ondes et les ondes moyennes servaient surtout à combler les vides laissés par la FM – environ 3% du territoire. Mais comme le réseau FM est quasi parfait, c'était un peu « ceinture et bretelles », pointe un cadre de Radio France. Surtout à une époque où la radio nous parvient aussi par satellite, sur le téléphone, ou encore l'ordinateur… Bref : la dépense était trop importante (13 millions donc) pour trop peu de gens concernés.
   Restait le problème de l'obligation, inscrite dans le cahier des charges, de conserver ce mode de diffusion. Car c'est la loi : en cas de catastrophe, de guerre, de crise majeure ou de toute autre situation préoccupante, le peuple de France doit pouvoir recevoir de source anonyme toute information que le pouvoir d'Etat juge utile de lui communiquer ! Pour cela, il lui suffirait de s'installer à l'écoute du 162 mHz. Mais qui, de nos jours, aurait ce réflexe ? Obsolète, cette disposition devrait être abrogée.

L’arrêt de la modulation d’amplitude, c’est le sens de l’histoire
   La voix de la France qui traverse les frontières par les LO ou les OM, c'est du passé. Les jeunes générations, élevées au numérique, ne savent même pas ce que c'est.
   A Radio France, on admet que bien moins de 10% du public serait vraiment concerné ; peut-être même 5%, qu'on pourrait aider, au besoin de changer d'équipement… Même RTL le reconnaît : « depuis 1997, on constate une baisse linéaire de l'audience en grandes ondes », explique Charles-Emmanuel Bon, le directeur du développement de la station. Pour paraphraser une ancienne blague attribuée au fondateur de NRJ, Jean-Paul Baudecroux, à l'encontre de RTL : « dans chaque corbillard qui passe, il y a un auditeur en ondes longues ». Resquiescat in pace, la modulation d'amplitude avec lui.

(1) Après la Seconde guerre mondiale, les ondes ont été décrétées monopole d'Etat. C'est pourquoi les stations privées qui émettent en grandes ondes le font depuis l'étranger : RTL ne veut pas dire « Radio Luxembourg » pour rien, Europe 1 est née en Sarre (Allemagne) et RMC envoie son signal depuis une colline proche de Monaco.
                                                              

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U.E.F. :
    Je laisse à la représentante de Télérama l'entière responsabilité de son texte.

   Émettre en grandes ondes nécessite de mettre en oeuvre une dépense d'énergie très importante. Donc très coûteuse.
   Combien d'auditeurs écoutent France Inter en grandes ondes ? La réponse à cette question donne la légitimité de l'abandon ou non de ce moyen coûteux de radiodiffusion.
   Les personnages qui prêchent la continuation de la diffusion sont-ils des auditeurs permanents ?
   Si vraiment ils veulent sauver l'émetteur, il est vain de protester dans le vide. La seule solution est de réunir les moyens financiers permettant d'acheter la puissance électrique nécessaire pour faire fonctionner les émetteurs.
   Il faut ensuite créer une radio susceptible de produire des programmes intéressant un nombre conséquent d'auditeurs. Cela nécessite une dépense supplémentaire.
   C'est pratiquement impossible.

   L'U.E.F. préconise d'investir une somme beaucoup moins élevée afin de proposer aux auditeurs un système numérique moderne adapté aux techniques du 21éme siècle.

   Sur le long article de Télérama, on divague sur la FM et autre méthode de diffusions.

   Télérama a plus d'une guerre radioélectrique de retard. La radio qui est en train de naître est numérique.
   Sa mise en place présente le défaut d'une grande lenteur.
   Il faut synchroniser la modernisation des émissions radioélectriques et des récepteurs.
   Les tentatives de numérisation des émissions de radiodiffusion en ondes courtes n'ont aucun avenir. Ce système a plus d'inconvénients que d'avantage.
   Inversement la numérisation est un système particulièrement fiable pour les autres gammes de diffusions.
   En particulier, les ondes moyennes pourraient être modernisées par la numérisation des diffusions.
   Ces diffusions coûtent beaucoup moins cher que l'électricité nécessaire à la diffusion en grandes ondes.

   En regardant derrière, on se casse la figure. En regardant vers l'avant on tire le meilleur partie des formidables techniques numériques particulièrement efficaces pour nos communications..

   Il a bien fallu abandonner la pierre à galène pour la lampe électronique, et ainsi de suite...


 



 

mardi 04 octobre 2016

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